Conseil : Trouver une maison d’édition

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Bonjour à tous!

Mise à jour du 15 janvier 2017:

Suite à la réception d’un courrier d’un avocat mandaté par 7écrit, j’ai été contraint de retirer certains commentaires négatifs d’auteurs ayant démarré une relation d’édition avec 7écrit, qu’ils aient déjà été édités ou qu’ils aient commencés à payer les frais reliés à l’édition d’un livre sans aller jusqu’au bout.

Si vous arrivez sur cette page avec des questions relatives à l’entreprise 7écrit suite à une offre d’édition, sachez simplement que ce n’est pas une maison d’édition à compte d’éditeur et que vous aurez différents frais à payer (voir le tableau à cette page) sans avoir une garantie de résultat. D’un point de vue  juridique, ils s’apparentent davantage à une maison d’édition à compte d’auteur, même s’ils ont créé une ligne qui leur est spécifique dans leur tableau.

Pour ce qui concerne des retours d’expérience plus précis, je vous invite à chercher sur les forums et sur Google.

Cette semaine, je m’adresse aux auteurs ayant peu de connaissance sur le milieu de l’édition étant désireux de voir publier leur travail. Sachez que lorsque vous cédez vos droits, il devient très compliqué de les récupérer, mieux vaut donc savoir dans quoi vous vous embarquer.

En préambule, il existe trois formes principales d’édition :

  • Les maisons d’édition à compte d’éditeur. La maison d’édition sélectionne votre livre et vous n’avez rien à payer pour les corrections, la mise en page, et je rajouterai dans cette définition que la maison d’édition distribue les livres au format papier dans les librairies. En gros, elle prend des risques et cela se retrouve au niveau de la marge qui vous revient, généralement autour de 10%.
  • Les maisons d’édition à compte d’auteur. La maison d’édition sélectionne votre livre mais vous êtes davantage client qu’autre chose. Il est alors normal de payer pour divers services tels que la mise en page, la correction avec parfois un rachat forcé des livres invendus. Le souci étant que le système est pratiquement aussi contraignant dans un contrat d’édition à compte d’éditeur sans les avantages qui vont avec. Certains grands auteurs ont commencé ainsi : Verlaine, Proust par exemple, mais le chemin est long. Définition wikipedia
  • L’auto-édition. L’auteur s’occupe de tout, de l’écriture jusqu’à la commercialisation. Les techniques modernes ont réduit le coût d’un tel choix via l’impression à la demande et les livres numériques, mais il vaut mieux s’entourer d’une équipe motivée pour corriger vos ouvrages et vérifier chacune des étapes de la production du livre. Aut-édition wikipedia

Pour ce qui est de l’article je vais l’écrire en deux étapes donc, d’abord ce que vous pouvez faire seul, et comment des gens vont vous offrir de le faire à votre place. Cet article a vocation à être la base d’une série sur les différentes modalités d’autoédition, il ne sera donc pas extrêmement long.

Ce que permettent les techniques modernes

Internet a révolutionné le monde, on l’a déjà assez dit, et en ce qui concerne l’édition il a chamboulé quelques règles, le buzz était plus simple à réaliser il y a dix ans (souvenez-vous de Lorie, par exemple), mais cela reste malgré tout un moyen de se faire découvrir hors du circuit des maisons d’édition, voire un moyen de se faire découvrir par elles. Toutefois, la première étape reste la qualité, faites lire votre manuscrit à quelqu’un qui vous connaît peu ou assez franc pour vous donner son opinion.

Partant de là, vous pouvez débuter votre auto-édition soit en avançant les frais d’impression pour un nombre d’exemplaires limité (ne voyez pas trop grand ! Vous pourrez toujours recommander de nouveaux exemplaires si nécessaire), soit en utilisant un service d’impression à la demande qui s’occupe de tout du début à la fin (mais qui va vous le fabriquer pour une somme qui vous forcera à vendre votre livre à un prix élevé). Il est aussi important de se positionner sur Amazon via leur service d’autoédition et de prévoir une version epub pour les autres liseuses).

Lorsque vous avez votre livre en main et en ligne, la promotion peut commencer. Il faut créer des supports numériques (page Facebook, Google +, site internet ou blog) et les tenir à jour. Si vous vous contentez de publier votre ouvrage en espérant sortir du lot grâce à la main de Dieu, sans faire un effort, arrêtez votre démarche tout de suite. Vous allez être noyé dans la masse des auto-édités, elle-même noyée dans celle des édités, il s’agit donc de patience et de volonté.

Les supports numériques créés, l’idéal est d’aller convaincre les libraires d’accepter de vous laisser signer vos livres chez eux, cela prend un sourire, une attitude ouverte et décontractée, mais surtout un livre de bonne facture, avec une belle couverture, une présentation soignée et un contenu sans trop de fautes et intéressant. En littérature générale, c’est moins compliqué qu’en science-fiction (j’ai eu droit à quelques « Nous n’avons pas de lectorat pour ce style de littérature. »). La création d’un réseau peut commencer, mais c’est un travail de longue haleine.

Le tout repose surtout sur la qualité de votre ouvrage, ce qui représente un coût important si vous n’avez pas les compétences nécessaires ou des amis qui peuvent vous aider de manière gracieuse. Imaginez qu’une fois votre manuscrit terminé, si vous devez le faire corriger (entre 7 et 15 euros la page), faire réaliser la mise en page et la couverture par un professionnel, puis payer l’impression, le tarif va tripler, au moins. Et si vous ne réalisez pas correctement votre ouvrage, il ne fonctionnera pas (la couverture et le bouche à oreille sont les premiers réflexes d’achat). Je ne mentionne pas les services d’impression à la demande qui vous accorderont un maximum de 30 % de marge sur vos propres livres, vous empêchant de fait de les promouvoir en librairie, ou à perte puisque la commission des libraires se situe aux alentours de ce montant. Si vous avez de la difficulté à avancer les fonds, vous pouvez toujours faire une souscription.

Ainsi, vous pouvez sortir votre livre tout seul et vous munir de votre bâton de pèlerin pour le faire connaître. Surtout, ne voyez pas grand tout de suite, une centaine d’exemplaires suffira à tester le succès de votre tentative, et si vous ne rentrez pas dans vos frais, au moins, vous ne vous retrouverez pas le bec dans l’eau. Passons à la suite !

Les pièges à éviter

Face au refus de maisons d’édition sérieuses de les éditer, certains auteurs vont renoncer, d’autres vont se débrouiller par eux-mêmes, et il y en aura une bonne partie qui s’orientera vers des éditeurs ouverts « à la recherche de nouveaux auteurs », « qui ont décidé de laisser sa chance à la jeunesse », etc, etc. Toutes ces expressions vous pourrez les trouver sur un certain nombre de sites tenus par des gens peu scrupuleux à la recherche de pigeons. J’ai même failli tomber dans le panneau. Ils vous proposeront un contrat présenté comme un contrat à compte d’éditeur, mais qui sera en fait un contrat à compte d’auteur. C’est le moment de garder la tête froide et de dire non.

Une maison d’édition professionnelle paie pour les corrections, couvertures, mise en page, impression et s’assure que votre ouvrage soit disponible dans toutes les librairies qui souhaitent le commander rapidement, au travers d’un diffuseur. Idéalement, elle en fait même la promotion active. Tout ça sans que vous deviez payer quoi que ce soit ! C’est la raison pour laquelle vous allez lui donner 90 % de vos droits pour le restant de vos jours ou moins (un tel sacrifice se mérite).

Une maison d’édition à compte d’auteur est un prestataire technique qui n’aura pas à coeur la réussite de votre projet, va avoir une communication minimale (page facebook, son propre site), et vous fera payer d’une manière directe ou indirecte (prestations payantes, obligation de trouver un certain nombre d’acheteurs etc). Les maisons d’édition à compte d’auteur les moins scrupuleuses iront même jusqu’à tenter de vous revendre les exemplaires jamais vendus avec un « généreux » rabais de 30 % (sur un livre dont vous aurez payé la sortie).

Je vais citer quelques exemples concrets.

  • Une dame croisée lors d’une réunion sur le monde de l’édition. Elle avait signé avec Bénévent et se retrouvait avec 3.000 livres de coloriage promouvant l’écologie. Rachetés avec ce fameux rabais.
  • Les éditions Terriciae qui parlent de contrat à compte d’éditeur, mais mettent en avant une souscription de 50 exemplaires, qui semble être le point de départ d’autres prestations (un auteur évoquait un montant de plus de 3.000 euros pour payer la sortie de son livre).
  • Il y a aussi une large gamme d’éditeurs sur internet qui proposent maintenant de vous promouvoir via leur site (au travers d’une fiche auteur), en envoyant vos livres depuis leur domicile ou imprimés par un imprimeur à la demande. Vous aurez donc 10 % sur le livre physique, 30 % sur le numérique et vous perdrez vos droits patrimoniaux (il y aura un article pour préciser ce terme), pour des actions que vous pourriez mener vous même !
  • Enfin, il y a les éditeurs 100 % numérique, je les mets dans cette liste parce qu’ils offrent un pourcentage de 30 %, percevant à l’occasion au moins 40 % de profit pour un investissement à priori faible (construction d’un site internet). Surtout qu’une telle possibilité vous serait très facilement accessible, alliée avec un site internet (que vous pouvez faire gratuitement si on en arrive là). Certains acteurs peuvent vous apporter un vrai savoir-faire, mais regardez leur catalogue et les positions de leurs livres dans les stores avant de signer quoi que ce soit.

Globalement dès qu’il s’agit de payer, méfiez-vous. Si vous remarquez qu’il n’y a pas de diffuseur, méfiez-vous. Si le site fait référence à toutes les plates-formes numériques et évoque sa volonté de promouvoir les jeunes auteurs, méfiez-vous aussi. Commencez déjà par chercher « maison d’édition » sur Google et rayez toutes celles qui ont des liens commerciaux menant vers leur page de soumission de manuscrit.

Pour bien faire, allez dans une librairie, repérez les maisons d’édition qui correspondent à votre genre de littérature et allez sur leur site internet pour savoir comment soumettre votre manuscrit. À priori elle ne fera pas de publicité sur Google pour chercher de nouveaux auteurs.

Pour la suite, j’écrirai d’autres articles traitant des aspects juridiques du monde de l’édition ou des modalités techniques.

Jean-Baptiste Pratt

28 Commentaires

  1. mon recueil de poèmes intéresse les éditions 7écrit mais ils demandent 4000euros au total pour l’édition ebook + papier la promotion l’interview …
    que savez-vous de cet éditeur ??
    Un grand merci pour toutes vos informations
    catherine

    • Effectivement, 7écrit n’est pas une maison d’édition à compte d’éditeur mais à compte d’auteur. Si vous ne recherchez pas un prestataire technique passez votre chemin.

      La poésie est difficile à éditer car difficile à vendre mais ne désespérez pas. Au pire, utilisez une plate-forme telle que édilivre avec des règles claires et un investissement faible.

  2. Tout cela est effectivement de grosses arnaques. Pour ma part, j’ai écrit avec une amie anglaise des petits livres bilingues pour enfants. Devant le refus des « grandes » maisons d’éditions, nous nous sommes lancées dans l’auto édition. Nos livres avec CD audio nous reviennent en gros (tout dépend du tirage) à environ 3 € et nous les vendons 10 €. Bien sûr le truc difficile pour nous c’est la diffusion mais quand j’entends des auteurs qui ont été édités à compte d’auteur (ce qui ne devrait pas s’appeler de l’édition !) et dont la pseudo maison d’édition n’assure pas la diffusion des livres, je me dis que l’on s’en sort pas mal !
    Donc un bon conseil, refusez le compte d’auteur et surtout des sommes énormes de plusieurs milliers d’euros !

  3. Vos mises au point et infos sont utiles et parfaites.
    Dans l’un de vos articles, vous faites « un clin d’oeil » aux éditions Numériklivres. Sans plus de précision.
    On ne sait comment interpréter cette allusion, fondue dans un tout qui attire l’attention sur les arnaques de l’édition, ainsi que sur les faux contrats à compte d’éditeur…
    Votre paragraphe sur les éditeurs 100% numériques, dans lequel se trouve l’allusion à Numériklivres (et par laquelle il se termine), n’étant pas particulièrement élogieux pour les acteurs de ce segment, on reste donc sur l’idée que cette maison n’est pas très sérieuse.

    Je pense tout le contraire. Le travail effectué par Numériklivres me semble être un travail de véritable éditeur, avec sélection des auteurs, et engagement de l’éditeur (contrat vraiment à compte d’éditeur, diffusion des oeuvres, participation à qq salons).

    Confirmez-vous ?

    Crdlt
    JM

    • Bonjour JM,

      Merci de ta question d’abord, il est vrai que je n’avais pas précisé ma pensée plus que ça.
      Sur les maisons d’éditions exclusivement numériques, mon point est qu’elles apportent peu mais prennent beaucoup. Qu’importe la qualité de leur travail éditorial.
      Si vous choisissez d’aller seul mettre vos ouvrages sur les plates-formes de vente en ligne, vous bénéficierez de 70% des droits (je pense notamment à cette jeune auteure anglaise qui se distribue seule et vend des livres par millions). À vous de faire le travail de commercial pour vos ouvrages (dans la plupart des cas, ces maisons ne font pas un travail de promotion qui va au-delà d’une fiche sur le site et mise à disposition automatisée de votre ouvrage sur de multiples plates-formes). Le coût de mise en page numérique est lui-même minime (je le sais pour l’avoir réalisé moi-même), enregistrer le document au format html et convertir avec Calibre. Il n’y a, pour moi et dans ce cas, aucune raison de se lier à vie avec une « maison d’édition » qui fait signer un « engagement d’éditeur » qui n’en a que le nom.
      La base de mon approche, quant à savoir si je vais travailler avec une maison d’édition, est de savoir si elle prend un risque financier suffisant pour que je lui accorde 90% de mes droits financiers sur l’un de mes ouvrages, et ces maisons exclusivement numériques n’entrent clairement pas dans ce cadre. Vous pouvez faire aussi bien et certainement mieux seul, quitte à chercher des méthodes de conversion de livres en ligne (après l’avoir fais relire et corrigé par des proches de confiance, évidemment) ou à payer quelqu’un pour le faire. C’est plus difficile mais aussi plus valorisant.

      Peut-être que dans un monde sans livre papier et avec des petites maisons d’édition numériques qui arriveraient à rivaliser avec les grands noms, je réviserai ma position. Mais en l’état, je reste ferme. Ta réaction me donne envie d’écrire un article sur ce qu’est une maison d’édition et ses responsabilités pour clarifier le fond de ma pensée.

      Bonne journée !

      PS: Ce qui a justifié le fait que je mette NumérikLivre dans cette liste était qu’ils offrent une liseuse à tout auteur signé. Je trouvais le deal abusif dans le sens où cela sonnait comme : « Vos droits à vie contre 80 €».
      PS 2: Comme précisé ci-dessus, je n’ai rien en tant que tel contre NumérikLivre, plus contre la méthode pour se faire connaître, d’un point de vue d’un auteur, que je trouve contre-productive.
      PS 3: Et n’oubliez pas, appelez un chat un chien n’en fais pas un chien pour autant.

      • Hum…. Juste pour les lecteurs qui liront ta réponse, ces quelques réflexions :

        1/ Il est toujours dangereux de généraliser.

        2/ Ce n’est pas éclairer les choses lorsqu’une question est posée sur un point précis (en l’occurrence un éditeur numérique, Numerijlivres), et répondre en termes généraux.

        3/ Quand tu dis pour commencer, en parlant des éditeurs numériques : « Qu’importe la qualité de leur travail éditorial », cette affirmation me laisse perplexe. Je crois au contraire que cela importe, la qualité du travail ! Et beaucoup ! Les mauvais éditeurs se reconnaissent justement au fait qu’ils font un travail approximatif, ou ont des méthodes contestables.

        4/ A te lire, si on est auteur, on se dit qu’il est préférable de s’éditer soi-même, et préalablement se corriger soi-même, se mettre en page soi-même, et ensuite se diffuser soi-même, se promouvoir soi-même, ça paraît si simple ! Ce serait juste une question de courage et de temps, mais au bout, le jeu en vaudrait la chandelle puisque le gain perçu par l’auteur serait de 70% du chiffre d’affaires des ventes. Alléchant, en effet… Mais c’est aller trop vite en besogne.
        a) d’abord, parce qu’un auteur est le plus mal placé pour juger de la qualité de ses écrits. Une sélection extérieure apparaît bien nécessaire. D’ailleurs, beaucoup d’auteurs auto-édités n’ont opté pour cette formule que par défaut.
        b) le travail technique (depuis l’avis d’un comité de lecture à la parution de l’ouvrage), eh bien, c’est un vrai travail, et il est normal qu’un éditeur digne de ce nom soit rémunéré pour cela.
        c) ce travail de fabrication, comme d’ailleurs celui de distribution, et de promotion, n’est pas à proprement parler un travail d’auteur. Chacun son métier. Je ne dis pas que certains (rares) auteurs ne seraient pas capables de tout faire, (mais alors, il faut dire : de tout BIEN faire !), en tout cas, ceux-là restent l’exception. Je pense donc que ton propos peut être créateur de beaucoup d’illusions…
        d) à te lire toujours, j’ai l’impression que n’existeraient que 2 entités : l’auteur et l’éditeur, et que le second se « gaverait » pendant que le premier ne récolterait rien de son travail (ou de sa création). Ce n’est pas la réalité. L’édition est une chaîne : auteur, éditeur, imprimeur, diffuseur, libraires, promotion/salons…Et au bout, le lecteur !… L’éditeur est donc loin d’être le seul à se « goinfrer » ! Dans l’édition traditionnelle, les deux plus gros postes sont d’ailleurs représentés par la distribution et par l’imprimerie, le gain de l’éditeur vient après (sauf cas de best-sellers, mais tu admettras que bien peu de livres sont dans ce cas).
        e) cette répartition des recettes (au demeurant : quand il y en a !), est différente dans le numérique, certes. Pour autant, si les frais de fabrication sont incommensurablement moindres, il y a toujours un poste de diffusion à assurer (et donc à rémunérer), de même que des dépenses de promotion à prévoir… (au passage, j’ai lu que Numériklivres, qui est une jeune société, commençait de participer à des salons; quand on sait le prix du mètre carré pour tenir un stand, c’est une preuve d’engagement, non ?)
        f) les frais techniques de fabrication d’un livre numérique étant moindres que dans l’édition traditionnelle, cela a abouti au fait que le pourcentage prévu pour l’auteur soit plus important que pour un ouvrage papier (certes, avec souvent des prix de vente réduits, quoique pas toujours)…

        5/ Ces remarques étant faites sur le point 4/, montrant bien qu’on ne saurait généraliser, et en tout cas correctement parler de l’édition en se plaçant du SEUL point de vue de l’auteur, j’en viens aux affirmations que contient ta réponse concernant spécifiquement Numériklivres.
        a) j’ignore si tu as lu un de leurs contrats, moi oui : il n’y est nullement question de « droits à vie », pas même contre une liseuse. Les droits cédés le sont pour 3 ans, avec possibilité de résiliation (de la part de l’éditeur comme de la part de l’auteur) au bout de 2 ans. C’est exactement ce que demandent les différentes associations d’auteurs. De même pour les éventuels droits de traduction ou d’adaptation cinématographiques, qui ne sont pas inclus dans le contrat initial, et qui, le cas échéant, feraient l’objet d’un contrat séparé ou d’un avenant. Là encore, c’est conforme à la demande des auteurs.
        b) tu laisses entendre que les éditeurs numériques en général (et donc Numériklivres en particulier) se réservent 90% de la recette, pour en laisser 10% à l’auteur. Là encore, c’est faux pour l’éditeur en question, qui reverse 25% des recettes à l’auteur. Un pourcentage qui correspond, là aussi, correspondre aux demandes des associations d’auteur, et qui se situe même dans la fourchette haute de ces demandes.
        c) Numériklivres va même plus loin dans les modalités de paiement : ils versent leurs dus à leurs auteurs 3 fois par an (l’haitude dans l’édition papier est de procéder à un versement annuel). Je pense que les auteurs devraient apprécier de ne pas avoir à attendre un an pour toucher leur premier sou.
        d) j’ajoute que le contrat Numériklivres donne droit à l’auteur de venir vérifier lui-même, ou de faire vérifier par un expert comptable l’état de son compte, une fois par an, les frais étant à la charge de l’auteur. Louable mesure de transparence !

        6/ Le directeur de Numériklivres a récemment publié le chiffre d’affaires de sa jeune société… Il devrait atteindre 100 000 euros cette année. Bref, moins de 10 000 euros par mois ! Je ne pense pas qu’il puisse rouler sur l’or ! Parallèlement, j’ai lu aussi certains de ses propos sur sa philosophie : je les ai personnellement trouvés très conformes à ce que doit être un « vrai éditeur » : sélection des auteurs, contrats à compte d’éditeurs (qui est la définition même d’une prise de risque financier à 100%), visibilité de la marque dans les différents sites de diffusion…

        7/ Voilà pourquoi je considère comme infondée ton affirmation ci-dessous, au regard de l’éditeur sur lequel je te demandais ton point de vue. Je te cite :
        « La base de mon approche, quant à savoir si je vais travailler avec une maison d’édition, est de savoir si elle prend un risque financier suffisant pour que je lui accorde 90% de mes droits financiers sur l’un de mes ouvrages, et ces maisons exclusivement numériques n’entrent clairement pas dans ce cadre. Vous pouvez faire aussi bien et certainement mieux seul… »

        a) sur le « Vous pouvez faire aussi bien et certainement mieux tout seul », je crois avoir déjà répondu, et honnêtement, si c’était vrai, ça se saurait.
        b) sur le fait que « ces maisons exclusivement numériques n’entrent clairement pas dans ce cadre » (le cadre d’une juste rémunération de l’auteur, si je te traduis bien), je pense t’avoir donné des éléments du contraire, s’agissant bien sûr de Numériklivres.

        Bonne journée à toi, en espérant que ces quelques précisions t’aideront précisément à la passer bonne !
        Ah, dernier point : je n’ai aucune espèce d’action chez Numériklivres !

        • Merci pour cette longue réponse. Je remarque d’abord que ton IP est blacklistée comme spam selon la base de données SORBS. Malgré tout, ton message est clairement rédigé donc je vais y répondre poliment et en argumentant au lieu de le supprimer (ce sera le cas pour les suivants). Il est quand même important que les lecteurs qui puissent lire notre échange soient au courant de ce fait. Tu verras aussi que je me suis renseigné directement sur le site de NumérikLivre pour te répondre. J’ajoute que j’ai un master en droit de la propriété intellectuelle et que je me suis particulièrement intéressé à la rémunération des auteurs, enjeu capital alors que les modes de diffusion changent.

          La réponse se déroule en point par point, pour ceux qui lisent, reportez-vous au commentaire précédent pour savoir à quelle affirmation je réponds.

          1. Tu dis que généraliser est dangereux, oui, mais pas dans ce cas. Un bon site internet dont un auteur s’occupe aura davantage d’impact qu’un éditeur 100% numérique qui limite sa promotion à la mise en place d’une fiche livre et auteur sur son site. Je ne bouge pas sur ma position qu’un éditeur doit prendre un risque financier réel pour que je lui donne mes droits, quelle que soit la période. Un livre c’est en librairie que les gens l’achètent, en tout cas pour le moment (le réflexe numérique n’est pas encore ancré assez profondément), bien sûr cela a un coût financier avec les impressions, le distributeur à payer et les retours, mais cela vient justifier le pourcentage de droits. C’est pourquoi énoncer la phrase ci-dessous est soit naïf puisque non relié à la réalité, soit hypocrite.

          Nous ne faisons pas d’édition papier de nos publications, nous n’en voyons ni l’utilité, ni la pertinence. Nous considérons qu’une oeuvre de l’esprit n’a pas besoin du papier pour exister, que le papier est un support de lecture comme un autre, que l’odeur, la froissement des pages et autres croyances ne donnent en aucun cas une valeur littéraire à une oeuvre. Ce qui donne une valeur à une oeuvre littéraire, c’est le fait qu’elle soit lue et non qu’elle soit imprimée.
          De plus, notre diffusion est mondiale (analyse -> la diffusion mondiale c’est un clic dans un programme, réalisable par toute personne avec un peu d’apprentissage), dans toute la Francophonie, chose que nous ne pourrions jamais vous offrir avec le support papier.

          2. Pour éclairer les lecteurs de cet article, je vais m’appuyer sur le site de l’éditeur.

          3. « Qu’importe la qualité de leur travail éditorial », si cela te laisse toujours perplexe, je te renvoies à mon point et j’ajoute quelques éléments. NumérikLivre pour promouvoir ses auteurs doit tout de même effectuer de la promotion, qui va au-delà de la rubrique « mots d’auteurs », sinon seuls ceux qui chercheront un auteur particulier tombent sur le site et achètent (ou pas). Un bon site personnel répond à cet objectif.
          Pour prendre un exemple sur le site, j’ai cherché le nom d’Anaïs Ortega sur Google, la liste des résultats a été le site le NumérikLivre, d’abord, puis son site personnel. Pas de résumés de lecture, pas d’article presse, rien d’autres sur les deux premières pages. Ce n’est pas ce que j’appelle une promotion efficace. Même si elle l’était, le combat serait toujours contre de grosses maisons qui paient les plates-formes de distribution pour mettre leurs livres en avant, contre lesquelles une petite maison ne peut pas lutter. À quoi bon remettre son manuscrit à une maison qui n’aura pas les moyens de le défendre ?

          4. Je n’ai pas dit qu’il fallait tout faire seul, mais se faire aider de personnes compétentes quitte à payer un peu. Et s’il s’agit de sortir un livre numérique, l’effet sera identique entre choisir une maison d’édition 100% numérique et faire seul et bien. Tu as l’air de bien connaître la maison d’édition dont nous parlons, mais j’ai déjà fait des séances de signature et cela prend des livres au format papier, ce que NumérikLivre n’offre pas.
          a. Je t’ai déjà dit ce que j’en pensais au-dessus.
          b. La parution d’un ouvrage numérique et la mise en ligne d’un article wordpress décrivant le livre, une interview et un produit prestashop constituent une après-midi de travail au maximum pour quelqu’un d’expérimenté. Pour la sélection j’avoue, mais vu la distribution derrière, je crois que cela ne vaut pas la peine de signer avec un éditeur 100% numérique.
          c. Je suis d’accord, mais en ce qui concerne l’édition papier seulement, créer un compte d’auteur sur différentes plates-formes ou créer un article sur WordPress est à la portée de tous avec un peu de volonté et un bon tutoriel.
          d. Je suis d’accord, sauf dans le cas de l’édition purement numérique, qui plus est vendu directement sur site (ici, l’éditeur prend 75% des droits pour le cas de NumérikLivres), et sur plate-formes telles qu’Amazon, le pourcentage est 45%, ce qui est une marge très confortable !
          e. Vrai pour les dépenses de promotion, mais pour avoir cherché un livre sur google, je ne suis pas tombé sur une critique de lecture, la participation à un comité ou même en tapant livres numérique SF je ne suis pas tombé sur NumérikLivres dans les trois premières pages, je n’ai pas vu non plus de publicité pour leur catalogue d’auteur. Les dépenses de promotion paraissent ici relatives.
          f. Le frais technique de création d’un ebook est ridicule ! Trois heures au plus.

          5.
          a. Je n’ai pas lu leur contrat, mais je vais commenter tes affirmations. Et pour l’affaire de la liseuse, voici l’image de leur facebook promouvant leur promotion (la page a disparu de leur site), je me suis trompé en disant que c’était permanent, c’était temporaire.
          liseuse gratuite
          Pour l’histoire des contrats de deux à trois ans, c’est bien mais le revers de la médaille est un éditeur qui ne s’implique pas sur la durée pour son auteur.
          b. 25% à l’auteur, c’est toujours entre 75% et 45% pour NumérikLivres selon le mode de vente. Je ne vais pas encore revenir sur le temps de travail réel et le manque de promotion.
          c. Est-ce que la somme augmente parce qu’elle est versée trois fois par an ? C’est une bonne pratique mais pas significative de professionnalisme, ou d’un meilleur travail de promotion qualitatif. C’est un mode de paiement favorisé par le fait que les données de paiement soient numérisées. Ni plus ni moins.
          d. Louable mesure de transparence, mais à la charge de l’auteur. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

          6. Parce que je dis qu’un chat est un chien, ça en fait un chien ? Non. Ce qui caractérise le compte d’éditeur, c’est le fait de ne pas payer, mais surtout de prendre un risque financier réel pour l’éditeur, qui n’existe pas ici (création de trois pages sur le site, couverture, mise en ligne automatisée, conversion du livre). Je peux aussi lancer une maison d’édition, créer quelques fiches sur les sites de références de distribution de livres numériques, faire un site correct et laisser croire aux gens que je m’occupe de leur promotion.

          7. Je réitère cette affirmation « La base de mon approche, quant à savoir si je vais travailler avec une maison d’édition, est de savoir si elle prend un risque financier suffisant pour que je lui accorde 90% de mes droits financiers sur l’un de mes ouvrages, et ces maisons exclusivement numériques n’entrent clairement pas dans ce cadre. Vous pouvez faire aussi bien et certainement mieux seul… »
          Tes arguments me semblent légers, même si de prime abord convaincants pour un novice du droit de la propriété intellectuelle et du monde de l’édition. Malheureusement pour toi, tu n’auras pas fait passer bonne mon opinion au contraire puisque si quelqu’un s’intéresse à NumérikLivre, il aura encore davantage de précisions.

          8. Sur le site des Éditions NumérikLivre en lui-même, j’ai trouvé dans le catalogue des ouvrages relevant du domaine public (alors qu’ils sont disponibles gratuitement au format numérique), un catalogue relativement restreint. Beaucoup de problèmes d’ergonomie (impossibilité de revenir sur le site principal depuis l’un des sous-sites, quelques mots en anglais, bouton plus de livres quand il n’y en a pas plus, affichage des ouvrages dans des formats différents (pochettes, carrés, listes…)).

          9. Étant donné que l’adresse IP est considérée comme spameuse, que j’ai passé plus d’une heure à rédiger cette réponse, tout message envoyé par la même personne, sous cette IP ou une autre sera supprimé et le sujet passe en modération des commentaires.

    • Bonjour,
      D’abord désolé pour le retard de ma réponse, je regarde mon site moins régulièrement.
      Ensuite en ce qui concerne Édilivres, je dirais que ce n’est pas une mauvaise maison en soi, et qu’elle rétribue correctement ses auteurs. C’est aussi une bonne alternative à peu de frais pour s’auto-éditer. J’imagine qu’il y a davantage de sources que mes connaissances minimes sur le sujet qui sont disponibles en ligne par contre.

      Jean-Baptiste

  4. je mets en garde contre les éditions, Baudelaire et Le chasseur abstrait, ils vous font payer une somme,1879E pour Baudelaire ,lui m’a envoyé 100 exemplaires + 114 vendus par eux, ne me payant pas, un avocat m’a conseillé, je n’ai pas payé les 12 derniers, ça faisait 2 ans que le livre était sorti, il m’a payé 121 Euros et a cassé le contrat, quant au Chasseur Abstrait, 789E il m’a envoyé 30/ 40 exemplaires, ils n’étaient pas corrigés et j’attends depuis février, les 10 derniers que je n’ai toujours pas reçu, la B.N.F. leur a envoyé un rappel à l’ordre, car l’ISBN ne leur avait pas été déclarée, alors attention, ne payez rien, vérifiez que la maison d’édition soit connue de la Bibliothèque Nationale de France.

  5. N’hésitez pas à envisager des moyens légaux pour récupérer votre argent en invoquant les manquements de votre maison d’édition à compte d’auteur si vous vous sentez lésée. Un juge de proximité pourrait faire l’affaire puisqu’il est gratuit si vous vous défendez vous-même. Mais ne versez pas plus d’argent.

  6. Quelqu’un pourrait-il me dire s’il connait les maisons d’éditions Muse et Dictus ? J’aimerais savoir s’ils peuvent être considérés comme de véritables éditeurs. J’ai puiblié chez eux mais je voudrais reprendre mes droits étant donné qu’ils n’ont rien vendu d’autre que les exemplaires que j’ai moi-même commandés. Ils me demandent un dédomagement pour reprendre mes droits. Voici le liens respectifs:
    https://www.dictus-publishing.eu/
    https://www.editions-muse.com/

    • Bonjour

      Ils m’ont contacté via mon site. J’ai déjà des éditeurs mais je me pose des questions. Propose t »-il des versions papiers ou font-ils que du numérique? Demande t-il de l’argent?
      S’ils ne font que du numérique, pas de corrections et pas de promotions alors je ne pense pas qu’on puisse les considérer comme éditeur.
      Merci pour cet échange,
      Maryse

  7. Je suis un écrivain africain. Je viens de découvrir ce site et le forum qui est hyper intéressant à partir des avis sur les structures éditoriales. Ceci dit, c’est avec plaisir que je veux m’accrocher à ce qui se dit histoire de bien orienter ma carrière littéraire.
    Merci.

  8. Je tiens à mettre en garde les auteurs, tout particulièrement, envers les pratiques plus que douteuses du Chasseur Abstrait, dont je suis l’un des infortunés auteurs: pas de critique, ni de corrections, un contrat piégé (qu’il faudrait relire avec l’aide d’un avocat, ce qui n’est certes pas dans les dispositions d’un auteur moyen et ils en profitent), deux années avant la livraison des livres sur papier « payés », au bout de deux ans, évidemment, rien ne vient, le téléphone ne répond pas, les lettres recommandées ne sont pas réceptionnées, comme si l’adresse postale n’était qu’une boîte factice (cela rappelle étrangement les pratiques des arnaqueurs d’internet…), avec beaucoup d’insistance par courriels (unique moyen de les atteindre), j’ai fini par recevoir de vagues promesses, une date, un chiffre sur les ventes, encore une fois la date est passé sans nouvelle… des écrans de fumées en permanence, des stratagèmes pour ne pas tenir leur promesse… j’en passe et des meilleurs, au bout du compte, rien, le Chasseur Abstrait ne chasse pas les belles lettres, ne rêvons pas, mais seulement des pigeons, et je suis prêt à le prouver à qui me le demandera.

    • Chacun peut s’approprier ce que j’ai écrit pour en faire ce qu’il voudra.
      La seule restriction concerne l’exploitation commerciale que je ne cède pas.
      © Patrick Cintas 2014
      Voilà ce qu’ose écrire M. Cintas (édition Chasseur Abstrait) alors que les auteurs qui lui font confiance ne sont que des vaches à lait destinés à assurer ses propres publications
      .

  9. bonsoir

    je suis époustouflée par le nombre de personnes prêtes à payer pour être éditées ! J’écris comme beaucoup d’entre nous …Etre édité c’est bien ….mais investir sans être sur d »être « acheté » c’est un risque que je me refuse à prendre …J’écris depuis quelques années …il y a tres peu de temps croyant participer à un concours j’envoi un texte aux éditions St Honoré …oh miracle ! moins d’un e semaine après je reçois un coup de fil » le comité de lecture est prêt à éditer mon texte » ….pendant quelques minutes mon égo est flatté, mais si, mais si …jusqu’à retrouver mon bon sens…pour diverses corrections etc etc …ma participation aux frais étaient de 1800 €…eh bien non je ne suis pas prete à verser aucune somme ! et l’auto édition pour mon propre plaisir et celui de ma famille me suffit amplement.
    Si mes écritures méritaient d’être « connues » ça se saurait et les vrais éditeurs sonneraient à ma porte…ce n’est pas le cas alors tant pis je em fais plaisir à ma façon. MAIS PAYER , CERTES NON !

  10. Bonjour M. Decelse,

    La réponse que j’ai faite à M Folcher s’adresse bien évidemment à vous aussi vu votre récit.

  11. Bonjour, les éditions Saint Honoré me proposent un contrat!!!!
    Youpiiiii!!
    Alors je dois payer 1600 euro, pour la correction la mise en page, et la couverture.
    300 livres seront imprimés, et le livre va bien marcher!!! Mais il faut que je fasse un premier versement avant lundi!!! Donc dans 4 jours.
    Ca sent l’arnaque? Qui a déjà entendu parlé des éditions Saint Honoré?

    • Pas une arnaque, mais pas une maison d’édition à compte d’éditeur non plus. Le délai rapide est aussi étonnant.
      Rappelez-vous, si vous devez payer c’est que vous n’avez pas affaire à une maison d’édition traditionnelle. Je passerai mon chemin.
      Pour ce qui est des retours de témoignage, je ferai des recherches sur Google.

      • Bonjour, Monsieur PRATT
        J’ai découvert votre article si intéressant en retard puisque j’ai déjà versé la somme de 499€ à Publibook pour publier mon premier roman.
        Pourriez-vous me faire une liste de quelques maisons traditionnelles?

        Merci

        • Bonjour,

          Je n’ai pas une liste, mais si vous souhaitez vous pouvez aller dans une librairie et prendre en note les maisons d’édition du genre qui correspond à votre style d’écriture!

    • Bonjour Camille,

      En ce qui me concerne, je serais moins parcimonieux que Jean-Baptiste. Pour moi, une maison d’édition doit croire en ses auteurs et se vouloir d’être exigeante envers leurs écrits, quitte à refuser des auteurs. Et c’est par cette volonté qu’elle tirera la qualité de ses auteurs vers le haut et participera vraiment à valoriser la littérature.

      Maintenant, vu ma propre expérience de la chose, une « maison d’édition » qui combine Belles promesses + Rapidité de paiement n’a qu’un objectif en tête : se financer sans faire preuve de rigueur et d’éthique. Cela m’a conduit moi-même, aujourd’hui, a diriger un collectif d’auteurs de pas moins d’une trentaine de personnes qui se sont toutes laissées abusées (moi inclus) par ces belles promesses de vente. Il est alors très facile d’appuyer sur le bouton de la fierté lorsqu’il s’agit de « recruter » un auteur car la preuve d’une reconnaissance de qualité est souvent ce qui motive le plus un auteur à se lancer. Mais il n’en reste pas moins que trop de pseudo-maisons d’édition usent et abusent de cette méthode sans croire seulement un seul instant en les chances de leurs auteurs, à des fins, j’ose le dire, malhonnêtes, donc.

      Je serais à votre place, j’oublierai rapidement l’idée de me financer en passant par une telle maison… Mais ce n’est que mon avis. Pour moi, en tout cas, c’est bien terminé. Ce sera soit de l’auto-édition, soit une édition à compte d’éditeur ! Par ailleurs, tenez, ça vous aider à vous situer une peu :

      http://www.editions-humanis.com/mefiez-vous-contrat.php

      Bonne journée à vous. 🙂

      Bien amicalement

      Kévin

      • Bonjour Camille,

        C’est exactement cela, trop rapide et trop d’argent pour être honnête. Comme beaucoup hélas, je me suis fait piégé par ce genre de maison d’édition. Ils vous disent 300 exemplaires imprimés, mais en fait ils font seulement de la vente à la demande sans stock. Ça ne leur coute rien, ce n’est que vous qui en serez de votre poche et plus encore car je crains que ce ne soit qu’un début de votre participation. Après, le monde de l’édition est en grande partie une arnaque, il est très difficile de trouver une maison à moindre coût. Surtout que la sortie d’un roman est très éphémère, il est tout juste question de quelques semaines… Lors de mes séances de dédicaces, lorsque j’ai vu combien il est de romans qui sortent chaque jour, qui sont empilés les uns sur les autres dans des bacs le temps d’une, voire deux semaines tout au plus, j’en ai été désemparé, même choqué, j’étais très loin de me douter de ça. Et encore, il y avait là qu’une infime partie de tout ce qu’il sort en réalité, qui, pour la plus grosse part, ne se retrouve même pas en librairie (tous les auteurs nouveaux qui croient en leur œuvre et qui paient cher, pour un rêve furtif, en passant par ce genre de maison d’édition). Ah oui, évidemment, les plus connus des auteurs actuels avaient plusieurs de leurs œuvres en tête de gondole, mais d’une semaine sur l’autre ça change à une vitesse, c’est complètement dingue. Depuis, pour ma part, j’ai cessé de rêver, j’ai fait un deuxième roman, mais qui, pour l’instant, ne me coûte que 99€, puis 200€ pour le mettre en plateforme et promotionner ce dernier, mais je ne donnerai pas un cent de plus et j’économiserai 3700€ par rapport aux 4000€ que j’ai donné pour le premier. Chat échaudé craint l’eau en général… Tout ce que je vous souhaite et de tout cœur, est que votre livre marche bien.
        JiBé.

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